La politique participative en ligne, what’s next ?
Cette semaine on rêve, la politique étant au centre de l’actualité outre-atlantique, à un monde meilleur, ou en toute cas à un système qui ouvrirait, à défaut de ses chakras, ses portes à une discussion argumentée à tous les niveaux.
Cette semaine donc, un sujet qu’il est beau : La politique participative en ligne.
Quelles initiatives a-t’on pu observer, celles qui ont été intéressantes, celles qui ont complètement capoté et le rêve que je me permet de formuler, a défaut de le réaliser, rien n’est perdu ceci dit.
La discussion, qui contournera soigneusement les guerres de tranchées, sera bien entendu bienvenue, on est pas des bêtes.
Ce que j’ai aimé :
- Les initiatives, imparfaites mais réelles, des différents courant politiques pour intégrer, au moins les commentaires sinon des propositions des profils enregistrés pour les différentes dernières campagnes et réformes. On a vu des choses pour les campagnes à la présidence, pour les sujets sensibles comme les reformes des fonctionnaires, ou les initiative dans le domaine de l’environnement. Au delà de l’effet Web2.0 pendant la campagne, on note une tendance de fond, qui est de faire fructifier la discussion en ligne. Aujourd’hui on trouve énormément de blogs dans les différents courant et des communautés très active. C’est le signe que c’est possible et que ça apporte quelque chose à la politique.
- Les nouveaux outils de mesure de l’opinon, basés sur les recherches Google, sur les articles parus dans les blogs ou dans les agrégateurs qui ont permis à plusieurs reprise de se faire une idée plus tangible de l’intérêt des gens pour un sujet précis ou une personne ou au moins d’avoir un autre son de cloche que les sondages “classiques”.
- Les informations partagées en ligne par les différents courants ou le gouvernement, les propositions exposées au public avant qu’elles deviennent une base pour de nouvelles lois,…
- Le débats, quand ils ont été bien pensés (pour Ratp - Stratégie de rencontre entre fonctionnaire et usagers pour faire avancer et faire connaitre le service publique) ou spontanés (Loi Hadopi - Débat spontané sur la blogosphère et impact réel sur le projet), et même avec les débordements habituels.
Ce que je n’ai pas aimé :
- Le bide total du Figaro avec “Notez votre maire” et des autres pseudo-sites conçus pour faire de l’audience et complètement dépourvus de bon sens et de finesse. Donner la possibilité aux gens de se défouler n’a jamais permis de faire avancer le débat. L’audience sans doute, et encore, initiatives assez pathétiques de mon point de vue.
- La guerre de tranchée qui survient sur les gros site d’actu type 20minutes.fr sur chaque sujet politique chaud. C’est, malheureusement comme sur tous les sites à forte audience qui traitent de sujets politiques, une poignée d’illuminés qui sortent les armes à chaque sujet présentant un beau champs de bataille gauche-droite.
Je ne jette pas la pierre à ces sites, qui ont le mérite de laisser leur audience prendre la parole malgré la difficulté de gérer le flots de commentaires. De plus, je n’estime pas connaitre la bonne solution au problème. On retombe sur les problématiques de profil, du karma et de modération qui sont cruciaux pour ce type de services ou système. Comment permettre aux gens de s’exprimer tout en régulant les effusions inutiles sur des sujets chauds. Certains me répètent qu’il n’y a pas de solution, cependant on doit forcément pouvoir aller plus loin.
- Les initiatives mal pensées ou trop contrôlées qui se sont transformées en opération de com’ sans vie. Je pense à des pseudo systèmes de proposition ou ni les initiative, ni les commentaires n’ont pu être apportés du fait soit de la tension régnant autour du thème ou de l’impossibilité de tomber sur des choses constructives.
Le futur ? :
Le mouvement n’est pas vraiment réversible, le citoyen aura donc de plus en plus de façon de s’exprimer et de s’impliquer dans le débat politique. Si le vote électronique reste encore pour moi très lointain, le poids du débat citoyen devrait augmenter. Il va donc falloir inventer des systèmes plus performants pour organiser ce débat et le faire avancer.
Une solution que j’affectionne est le système de propositions, sur tous les niveaux de politique : du quartier au pays :
- doté d’un système de vote ou au moins de support, afin de leur donner des priorités,
- garantissant l’unicité de l’utilisateur ainsi que la prise en compte de la réputation/karma,
- basé sur la personne et son activité dans le système et sur l’adhérence des autres utilisateurs à ses actions, où chaque utilisateur supporte des initiatives et non des personnes,
- permettant que tous les éléments d’une proposition puissent être discutés et orientés par tous les utilisateurs concernés, afin que le système évolue de lui-même vers une matérialisation juste pour chacune d’elles…
Conclusion :
Les outils avancent, les mentalités aussi, du côté des utilisateurs comme des politiques. Je reste persuadé que le candidat qui bâtira son programme sur un débat de grande envergure en ligne remportera la mise en 2012. Au delà des promesses et des bons sentiments, le quidam veut avoir son mot à dire et sentir qu’il est impliqué. En ces temps ou le web permet de garantir à chacun ses 15mn de gloire, il est temps que le seul recours politique du citoyen dépasse le dépôt d’une enveloppe dans l’urne.
Vaste programme, c’est certain, est-ce-que le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ?
Connaissez-vous des initiatives de ce genre en cours, êtes-vous concerné par cette réflexion ?
A propos de ce post
Vous lisez actuellement “La politique participative en ligne, what’s next ?,” sur Gab le Globule Blogueur
- Publié :
- 10.31.08
- Catégorie:
- User generated content
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